Une semaine sans direction claire pour les marchés
La semaine du 6 au 10 juillet s’est achevée sur une note mitigée pour les investisseurs. Le baromètre de sentiment global affiche un score neutre de 50 sur 100, reflet d’une semaine sans tendance tranchée, tiraillée entre des signaux rassurants et des zones d’incertitude persistantes. Si Wall Street a réussi à tirer son épingle du jeu, les marchés européens ont davantage souffert, dans un contexte économique qui reste sous surveillance.
Le CAC 40 à la peine, le S&P 500 résiste
La Bourse de Paris a terminé la semaine en repli, le CAC 40 cédant 1,66 % pour clôturer à 8 339 points. Les valeurs françaises ont pâti d’un regain d’aversion au risque en zone euro, alimenté par des interrogations sur la croissance du continent. À l’inverse, le S&P 500 américain a progressé de 0,53 % pour atteindre 7 575 points, porté par des publications d’entreprises globalement solides et une économie américaine qui continue de surprendre par sa résilience.
Du côté des cryptomonnaies, le marché reste sous pression. Le Bitcoin recule de 1,10 % à 62 757 dollars, et l’Ethereum abandonne 0,44 % à 1 778 dollars. L’enthousiasme du début d’année semble marquer le pas, sans pour autant déboucher sur une correction franche.
Le pétrole reprend des couleurs, l’or consolide
La grande surprise de la semaine vient du marché de l’énergie. Le baril de Brent s’est envolé de 5,31 % pour s’établir à 76,01 dollars, porté par des tensions géopolitiques renouvelées et des signaux de resserrement de l’offre de la part de l’OPEP+. Cette hausse pourrait raviver les craintes inflationnistes en Europe, alors même que l’inflation mesurée par l’IPCH s’établit à 121,44 points, en légère progression par rapport aux 121,31 points du mois précédent.
L’or, valeur refuge par excellence, marque lui un pas en arrière, perdant 1,33 % à 4 104,10 dollars l’once. Ce recul traduit un appétit pour le risque qui reste présent chez certains investisseurs, malgré les turbulences boursières. L’euro, de son côté, se raffermit légèrement face au dollar, à 1,1430 dollar pour un euro, soit une hausse de 0,13 % sur la semaine.
Une économie européenne qui cherche son second souffle
En toile de fond, la situation macroéconomique en zone euro appelle à la vigilance. Le taux de chômage s’établit à 8,1 % au quatrième trimestre 2025, un niveau encore élevé qui limite la dynamique de consommation des ménages. La Banque centrale européenne maintient son taux directeur à 2,25 %, signe qu’elle adopte une posture d’attente avant d’envisager de nouveaux ajustements monétaires.
La légère remontée de l’inflation combinée à la flambée du pétrole sera l’un des dossiers clés à surveiller dans les prochains jours, notamment à l’approche des premières publications économiques de mi-juillet qui devraient offrir un éclairage plus précis sur la trajectoire de la reprise européenne.