Des marchés européens à la peine
La semaine du 28 septembre au 2 octobre a été difficile pour les investisseurs européens. Le CAC 40 a terminé à 7 897 points, en recul de 2,24 % sur la semaine, pénalisé par un contexte macroéconomique toujours incertain en zone euro. À l’inverse, Wall Street a mieux résisté : le S&P 500 a progressé de 0,50 % pour clôturer à 7 723 points, confirmant une certaine divergence entre les deux côtés de l’Atlantique. Le baromètre de sentiment global s’établit néanmoins à 71 sur 100, en zone d’optimisme, ce qui tempère l’interprétation d’un repli généralisé.
L’inflation repart à la hausse, la BCE sous surveillance
Mauvaise nouvelle sur le front des prix : l’inflation en zone euro, mesurée par l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), est remontée à 2,6 % en glissement annuel, contre 2,4 % le mois précédent. Ce rebond, bien que modéré, rappelle que la bataille contre l’inflation n’est pas encore gagnée. La Banque centrale européenne maintient son taux directeur à 2,5 %, et cette nouvelle poussée des prix pourrait compliquer toute décision d’assouplissement monétaire dans les prochaines semaines. Le taux de chômage en zone euro s’établit quant à lui à 8,3 % au quatrième trimestre 2025, un niveau stable qui ne plaide ni pour une surchauffe ni pour un effondrement de l’activité.
L’euro recule, le pétrole s’emballe
La paire EUR/USD a nettement décroché cette semaine, perdant 1,34 % pour s’établir à 1,1225 dollar. Un euro plus faible renchérit mécaniquement les importations libellées en dollars, dont le pétrole, déjà bien orienté à la hausse. Le baril de Brent a en effet bondi de 2,30 % pour dépasser la barre symbolique des 100 dollars, à 102,25 dollars. Cette flambée, alimentée par des tensions persistantes sur l’offre mondiale, pèse sur le pouvoir d’achat des ménages et les marges des entreprises européennes, et constitue l’un des principaux facteurs explicatifs du regain d’inflation observé ce mois-ci.
Les actifs refuges et les cryptos tirent leur épingle du jeu
Dans ce contexte agité, l’or a légèrement progressé, gagnant 0,18 % à 4 162,30 dollars l’once, confirmant son rôle de valeur refuge sans pour autant s’envoler. Du côté des cryptomonnaies, la tendance est plus dynamique : le Bitcoin a avancé de 3,28 % à 86 071 dollars, et l’Ethereum de 1,44 % à 2 716 dollars. Ces progressions suggèrent un regain d’appétit pour le risque chez certains investisseurs, malgré les turbulences sur les marchés traditionnels.
La semaine à venir sera scrutée de près, notamment pour d’éventuelles déclarations des membres de la BCE sur la trajectoire des taux, tandis que l’évolution du prix du pétrole et de l’euro restera au cœur de toutes les attentions.